En tant que photographe en architecture, Olivia Bonnal-Sansoni parcourt les espaces urbains à la recherche d’une lecture différente.

L’architecture est abordée comme un système de signes. Les verticales et les horizontales s’opposent ou s’équilibrent, les répétitions installent une cadence, les ruptures créent des suspensions et sous l’effet de la lumière, ces éléments se transforment continuellement, glissant de la figuration vers l’abstraction.

La photographie devient alors un espace autonome, un lieu de recomposition où se rejoue la relation entre structure, perception et mémoire.

Son travail explore cette bascule : le moment où l’architecture cesse d’être uniquement fonctionnelle pour devenir territoire d’interprétation.
Il ne s’agit plus de représenter un lieu, mais d’en proposer une lecture sensible, évolutive, ouverte.

Elle propose trois séries composées de photomontages et de photographies d’architecture pour illustrer sa lecture en architecture.

As an architectural photographer, Olivia Bonnal-Sansoni explores urban spaces in search of a different perspective.

Architecture is approached as a system of signs. Verticals and horizontals contrast or balance each other, repetitions establish a rhythm, breaks create moments of suspension, and under the influence of light, these elements are in constant flux, shifting from figuration toward abstraction.

Photography thus becomes an autonomous space, a site of recomposition where the relationship between structure, perception, and memory is replayed.

Her work explores this shift: the moment when architecture ceases to be merely functional and becomes a territory of interpretation.

It is no longer a matter of representing a place, but of offering a sensitive, evolving, and open interpretation of it.

She presents three series composed of photomontages and architectural photographs to illustrate her interpretation of architecture.

Un série de photomontages

Pour la série ArchiteXtures, le travail de Olivia Bonnal-Sansoni s’inscrit dans une exploration sensible des structures, des lignes et de la matière. Attentive aux variations de lumière et aux tensions graphiques qu’elles révèlent, l’artiste construit un univers visuel où chaque composition devient un champ d’expérimentation plastique.
Le photomontage lui permet de recomposer l’espace, de rompre les continuités linéaires et d’instaurer des rythmes visuels subtils, portés par une palette de gris, de bleus et de noirs. Entre rigueur formelle et abstraction poétique, son œuvre interroge notre perception des formes et des espaces.

Singapore, 2025

In her ArchiteXtures series, Olivia Bonnal-Sansoni’s work forms part of a sensitive exploration of structures, lines and materials. Attentive to variations in light and the graphic tensions they reveal, the photographer constructs a visual universe in which each composition becomes a field of artistic experimentation.

Photomontage allows her to reconfigure space, break linear continuities and establish subtle visual rhythms, carried by a palette of greys, blues and blacks. Straddling formal rigour and poetic abstraction, her work challenges our perception of forms and spaces.

Tissages urbains

“Peut être reconnaitrez vous dans les photos d’Olivia Bonnal-Sansoni une rue de paris ou un immeuble de Singapour. 

Mais peu importe.

Le sujet n’est pas là.

Par le biais de ses photos Olivia nous dévoile sa fascination pour les grandes superstructures de la ville. Elle nous donne à voir des perspectives immodérées, des plongeons dans l’architecture et dans les rues.

Les reflets, les angles de vue, les points de vue subjectifs on été choisis avec soin pour perturber votre regard et jouer avec vos repères.

Par le biais de la prise de vue elle nous propose de re-connaitre la ville avec ce qu’elle offre parfois de plus vertigineux.”

Brigitte Coirier, Artiste peintre

Urban Weaves

“Perhaps you will recognise a Parisian street or a Singaporean building in Olivia Bonnal-Sansoni’s photographs.

But that doesn’t matter.

That’s not the point.

Through her photographs, Olivia reveals her fascination with the city’s grand superstructures. She presents us with unrestrained perspectives, plunging us into the architecture and the streets.

The reflections, angles of view and subjective perspectives have been carefully chosen to unsettle your gaze and play with your sense of orientation.

Through her photography, she invites us to rediscover the city through some of its most dizzying features.”

Brigitte Coirier, Painter

‘La Petite Robe Rouge’

Maria

Une série de photomontages

2017 - 2024

La création de La Petite Robe Rouge a débuté en 2017 et évolué en pointillés jusqu'en 2024.

Dans le cadre de son processus créatif, Olivia Bonnal-Sansoni sélectionne soigneusement les éléments dans ses photographies d'architecture. Chaque pièce est prélevée en tenant compte de la manière dont elle contribuera à la composition émergente.

Son intention est de créer un cadre imaginaire qui va au-delà de sa vision littérale de la structure…

Mais un jour, l'image d'un souvenir lointain apparaît sur son écran…

  • Adolescente, mon père m’emmenait régulièrement au cinéma. Il était profondément fasciné par l’image, les scénarios, le jeu des acteurs, le montage et la mise en scène.

    Pendant les séances, il me parlait à voix basse, m’apprenant à regarder autrement. Il attirait mon attention sur les détails : la lumière, le placement des acteurs, le premier plan, l’arrière-plan, le contrechamp, le cadrage — tout ce qui construit un plan, une scène. Son regard allait aussi vers les personnages secondaires, parfois presque invisibles, notamment dans les films de Frank Capra.

    Il n’a jamais travaillé dans le cinéma, ni fréquenté les plateaux. Pourtant, sans le savoir, il m’a transmis une sensibilité au langage visuel — une base sur laquelle j’ai construit, plus tard, mon propre langage photographique.

    J’ai réalisé une première série intitulée La Petite Robe Rouge entre 2017 et 2018, puis une seconde entre 2022 et 2024.

    Dès la première série, une figure féminine vêtue de rouge apparaît dans l’image. Elle se fait discrète dans certains décors mais elle fini par se démultiplier, se répéter en écho et s'impose en formant une ligne qui ouvre vers une narration onirique, propre à chacun.

    Dans la deuxième série, la ligne se fond presque dans le décors mais elle marque sa présence en introduisant une dimension humaine plus délicate au cœur de l’architecture.

    Fin 2024, une image en noir et blanc d’une architecture Art déco apparaît sur mon écran, qui provoque une sensation de déjà-vu.

    Parmi les films découverts avec mon père, il y a eu Metropolis de Fritz Lang (1927).

    Près de cinquante ans plus tard, en revoyant ce film, je me suis souvenue de l’émotion qu’il avait déclenché et d’une image du film que j’avais accroché sur le mûr de ma chambre.

    Mon subconscient a conservé cette empreinte, avant de la faire ressurgir des décennies plus tard et fin 2024, le lien s’est imposé avec La Petite Robe Rouge.

    Aujourd’hui, les deux séries portent le sous-titre Maria, en hommage au film de Fritz Lang.

    « C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire, c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter, c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »
    Victor Hugo

2017

2024

À propos - About


Depuis plus de 30 ans, Olivia Bonnal-Sansoni explore la manière dont la lumière met en valeur les espaces.

Elle s’’intéresse à ce qui échappe au regard immédiat : les équilibres subtils, les tensions silencieuses, les matières qui captent ou diffusent la lumière. Un lieu devient alors un territoire sensible, où chaque image cherche moins à décrire qu’à faire ressentir.

Son approche privilégie la simplicité, la précision, et une forme de retenue. elle travaille principalement avec la lumière naturelle, en laissant le temps et les variations du jour influencer la prise de vue. Ce rapport au temps et à l’observation lui permet de construire des images qui s’inscrivent dans une certaine durée.

En parallèle, elle développe des collaborations avec des clients privés à travers des commandes artistiques sur mesure, qu’elle envisage d’étendre à des professionnels tels que des architectes et des architectes d'intérieur.

Chaque projet est envisagé comme une autre lecture qui fait appel à notre imaginaire.

For over 30 years, Olivia Bonnal-Sansoni has been exploring how light enhances spaces.

She is interested in what escapes the immediate gaze: subtle balances, silent tensions, and materials that capture or diffuse light. A place thus becomes a sensitive territory, where each image seeks not so much to describe as to evoke a feeling.

Her approach emphasizes simplicity, precision, and a sense of restraint. She works primarily with natural light, allowing time and the variations of the day to influence the shot. This relationship with time and observation enables her to create images that exist within a certain duration.

At the same time, she is developing collaborations with private clients through custom artistic commissions, which she plans to expand to professionals such as architects and interior designers.

Each project is conceived as another interpretation that appeals to our imagination.

Créons ensemble !

Olivia Bonnal-Sansoni

Tissages Urbains

Commandes artistiques - Art commissions

Uzès, France