La Petite Robe Rouge
Maria
2017 - 2024
The creation of La Petite Robe Rouge was the result of a long and intuitive process that spanned from 2017 to 2024.
As part of her creative process, Olivia Bonnal-Sansoni carefully selects elements from her architectural photographs. Each element is chosen with consideration for how it will relate to the previous one and contribute to the emerging composition, which, at this stage, has no specific plan.
Her intention is to create an imaginary framework that goes beyond her literal vision of the structure…
One day in late 2024, the image of a distant memory appears on her screen…
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When I was a teenager, my father used to take me to the cinema regularly. He was deeply fascinated by the visuals, the screenplays, the actors’ performances, the editing and the direction.
During the films, he would speak to me in a low voice, teaching me to look at things differently. He drew my attention to the details: the lighting, the positioning of the actors, the foreground, the background, the reverse shot, the framing — everything that makes up a shot, a scene. His gaze also turned to the secondary characters, sometimes almost invisible, particularly in Frank Capra’s films.
He never worked in the film industry, nor did he visit film sets. Yet, without realising it, he passed on to me a sensitivity to visual language — a foundation upon which I later built my own photographic language.
I produced a first series entitled La Petite Robe Rouge between 2017 and 2018, then a second between 2022 and 2024.
From the very first series, a female figure dressed in red appears in the image. She remains discreet in certain settings but eventually multiplies, repeating herself in echoes and asserting herself by forming a line that opens up to a dreamlike narrative, unique to each viewer.
In the second series, the line almost blends into the background, yet it makes its presence felt by introducing a more delicate human dimension at the heart of the architecture.
In late 2024, a black-and-white image of Art Deco architecture appeared on my screen, evoking a sense of déjà vu.
Among the films I discovered with my father was Fritz Lang’s Metropolis (1927).
Almost fifty years later, whilst watching the film again, I remembered the emotion it had stirred in me and an image from the film that I had pinned to the wall of my bedroom.
My subconscious had retained this imprint, before bringing it back to the surface decades later, and by the end of 2024, the connection with La Petite Robe Rouge became clear.
Today, both series bear the subtitle Maria, in homage to Fritz Lang’s film.
“It is because intuition is superhuman that we must believe in it; it is because it is mysterious that we must listen to it; it is because it seems obscure that it is luminous.”
Victor Hugo
La création de La Petite Robe Rouge est le fruit d'un long processus intuitif qui s'est étendu de 2017 à 2024.
Dans le cadre de son processus créatif, Olivia Bonnal-Sansoni sélectionne soigneusement les éléments dans ses photographies d'architecture. Chaque pièce est prélevée en tenant compte de la manière dont elle s’associera à la précédente et contribuera à la composition émergente n’ayant à ce stade, pas de projet précis.
Son intention est de créer un cadre imaginaire qui va au-delà de sa vision littérale de la structure…
Un jour fin 2024, l'image d'un souvenir lointain apparaît sur son écran…
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Adolescente, mon père m’emmenait régulièrement au cinéma. Il était profondément fasciné par l’image, les scénarios, le jeu des acteurs, le montage et la mise en scène.
Pendant les séances, il me parlait à voix basse, m’apprenant à regarder autrement. Il attirait mon attention sur les détails : la lumière, le placement des acteurs, le premier plan, l’arrière-plan, le contrechamp, le cadrage — tout ce qui construit un plan, une scène. Son regard allait aussi vers les personnages secondaires, parfois presque invisibles, notamment dans les films de Frank Capra.
Il n’a jamais travaillé dans le cinéma, ni fréquenté les plateaux. Pourtant, sans le savoir, il m’a transmis une sensibilité au langage visuel — une base sur laquelle j’ai construit, plus tard, mon propre langage photographique.
J’ai réalisé une première série intitulée La Petite Robe Rouge entre 2017 et 2018, puis une seconde entre 2022 et 2024.
Dès la première série, une figure féminine vêtue de rouge apparaît dans l’image. Elle se fait discrète dans certains décors mais elle fini par se démultiplier, se répéter en écho et s'impose en formant une ligne qui ouvre vers une narration onirique, propre à chacun.
Dans la deuxième série, la ligne se fond presque dans le décors mais elle marque sa présence en introduisant une dimension humaine plus délicate au cœur de l’architecture.
Fin 2024, une image en noir et blanc d’une architecture Art déco apparaît sur mon écran, qui provoque une sensation de déjà-vu.
Parmi les films découverts avec mon père, il y a eu Metropolis de Fritz Lang (1927).
Près de cinquante ans plus tard, en revoyant ce film, je me suis souvenue de l’émotion qu’il avait déclenché et d’une image du film que j’avais accroché sur le mûr de ma chambre.
Mon subconscient a conservé cette empreinte, avant de la faire ressurgir des décennies plus tard et fin 2024, le lien s’est imposé avec La Petite Robe Rouge.
Aujourd’hui, les deux séries portent le sous-titre Maria, en hommage au film de Fritz Lang.
« C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire, c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter, c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »
Victor Hugo
La petite robe rouge #01 - 2017
La petite robe rouge #02 - 2017
La petite robe rouge #03 - 2017
Maria - 2017
La petite robe rouge #01 - 2024
La petite robe rouge #02 - 2024
La petite robe rouge #03 - 2024
La petite robe rouge #04 - 2024
La petite robe rouge #05 - 2024
La petite robe rouge #06 - 2024
La petite robe rouge #7 - 2024
Maria 2017
Maria 2017